Discrédit

L’incendie de Notre-Dame faisait encore rage que les autorités se sont empressées d’écarter la piste criminelle contre tout bon sens, pourquoi ? Cette attitude même devrait faire dresser l’oreille au plus bonasse d’entre nous. Voici quelques arguments qui laissent penser que la thèse de l’attentat n’est pas totalement farfelue :

  • Le nombre d’actes de vandalisme contre des lieux de culte chrétiens ne cesse d’augmenter (lien),
  • Les travaux proprement dits de rénovation de la flèche n’avaient pas commencé (lien),
  • L’ancien architecte de la cathédrale assure que le système d’alerte incendie et le réseau électrique étaient aux meilleures normes, et qu’il n’arrive pas à comprendre comment cette catastrophe a pu se produire (lien),
  • Un incendie criminel a été déclenché à Saint-Sulpice sans que l’on sache qui l’a commis. À Saint-Omer, l’année passée, un groupe de jeunes a tenté de mettre le feu à la cathédrale en profitant d’échafaudages pour se hisser au niveau du toit (lien), il semblerait que des personnes aient réussi à escalader ceux de Notre-Dame à plusieurs reprises (lien),
  • Une explosion de joie haineuse sur les réseaux sociaux a salué la catastrophe. Cela montre le degré de haine qui habite un grand nombre de nos compatriotes musulmans jusque dans l’Université (lien).

Le pouvoir, on le comprend, a peur d’une explosion de colère si une origine criminelle devait être prouvée, il a aussi peur de perdre les prochaines élections et peut-être bien plus. Pourtant cette attitude ne fait que renforcer le soupçon et la méfiance. La peur du discrédit ne fait pas une politique, et, qui plus est, ce gouvernement peut-il vraiment être plus discrédité qu’il ne l’est déjà ?

1 réflexion sur « Discrédit »

  1. Quel lien entre anti-humanisme et l’incendie de Notre-Dame ?

    Pour son confort moral il vaut mieux défendre la doxa libérale-libertaire qui se confond désormais avec l’idéologie capitaliste, cette dernière ne passant plus par un capitalisme patriarcal obsolète, mais par une libéralisation des mœurs, les esprits chagrins diraient un laisser aller généralisé, ainsi qu’un féminisme et un antiracisme revendicatifs, et donc in fine l’islamisation de la société dont l’incendie de Notre-Dame est comme l’allégorie.
    Disons qu’entre droits de L’Homme et capitalisme, c’est le capitalisme qui tire les ficelles et manipule les masses en instrumentalisant la conscience de chacun : personne ne peut se reconnaître dans sa glace comme un gros beauf raciste et misogyne. Un bon consommateur doit aussi se reconnaître à travers la propagande médiatique et publicitaire, comme un militant féministe et antiraciste des droits de l’Homme, CQFD et tout le monde est content, il fallait y penser !
    Le problème est que le capitalisme exploite les bons sentiments de gens qui se croient mus par des choses pas commerciales, alors qu’il n’en est rien : l’idéologie libérale-libertaire a réussi ce dont le fascisme avait rêvé mais n’avais pas finalisé ; entrer dans l’intimité des gens, dans leur conscience, pour en faire de bons petits soldats consuméristes obéissants.
    Les musulmans notamment ne font qu’exploiter les failles d’un système qui ne vise qu’à générer un maximum de profit, et qui se fout royalement de ses vieilles saintes reliques, qui n’ont plus qu’une valeur sentimentale pour quelques nostalgiques impuissants d’une grandeur spirituelle en décrépitude.

    L’idéologie c’est ce qui permet de ne pas être sensible au réel, comme un envahissement progressif par exemple d’une mère-patrie par des éléments très hétérogènes, par confort moral et rejet bien légitime du racisme, et hygiène mentale aussi. L’envahissement est même désormais consenti puisque selon la doxa hygiéniste l’honneur de la France est d’être une terre d’accueil, par pénitence aussi vis-à-vis « des heures les plus sombres » de notre histoire récente, comme si l’honneur de la France n’était plus de défendre des valeurs, parce qu’en réalité il n’y en a plus, effacées par l’esprit consumériste. Mais c’est le capitalisme séculier qui instrumentalise en réalité ce qu’il y a encore de noble en l’Homme : sa partie désintéressée et donc religieuse, comme de nobles sentiments, pour qu’il morde à l’hameçon du consumérisme ; il s’agit donc en réalité d’une manipulation massive et d’un genre de délire collectif qui ne nous fait plus apprécier le danger à sa juste valeur.

    Aujourd’hui le libéralisme et le néodarwinisme qui en découle ne sont pas le réel mais ce que nous avons fait de la réalité de chacun par conditionnement, ou autrement dit l’idéologie c’est-à-dire un moule qui nous rend aveugle à l’éventualité d’un monde mû par d’autres valeurs plus nobles, plus chevaleresques, plus aristocratiques.

    Les Lumières semblent avoir accouché du libéralisme. Quel lien entre le libéralisme et l’incendie de Notre-Dame ?

    Les Lumières sont-elles l’humanisme ? Les Lumières version allemande, l’Aufklärung, composent davantage avec la religion, les Lumières surtout françaises et britanniques ne pouvaient aboutir qu’à son exclusion radicale avec sa composante libérale qui a été pensée pour lutter contre les guerres de religions, comme une véritable machine de guerre contre les religions. Or la religion qui n’est au fond qu’une secte qui a réussi, est au sens propre ce qui relie les Hommes par un certain nombre de principes. On peut certes les trouver dogmatiques mais ils avaient au moins ce mérite d’unir les individus en communauté de fidèles. Ce lien a laissé place à la fragmentation de la société encouragée par le libéralisme, qui ne postule comme principe régulateur de la société que la libre entreprise et le libre marché soumis à la concurrence aveugle et destructrice des équilibres fragiles qui garantissaient aussi l’identité d’une nation par exemple, donc in fine à la « guerre de tous contre tous », ou l’extension du domaine de la lutte à tous les domaines jusqu’ici privés de l’existence, ou l’affirmation de la volonté de puissance de chacun comme affirmation de soi et en réalité manifestation du nihilisme occidental qui s’est répandu dans le monde comme une contagion menaçant tous les équilibres dont notamment celui du climat, et enfin avec comme effet pervers la résurgence de ce que la religion fait de plus barbare comme l’islamisme virulent, en réaction, en l’absence de toute réaction équilibrée et mesurée possible…

    Autrement dit l’humanisme que l’on peut définir comme l’Homme mesure de toute chose était aussi porteur du nihilisme, c’est-à-dire que l’anti-humanisme était constitutif de l’humanisme depuis son origine cartésienne et plus loin encore monothéiste judéo-chrétienne… C’est donc le même esprit humaniste qui a élevé Notre-Dame qui a aussi détruit Notre-Dame par anti-humanisme et nihilisme…

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